La créativité commence là où le « il faut » s’arrête

Pendant longtemps, j’entrais dans mon atelier avec une liste d’obligations en tête. Avancer, produire, cocher les étapes… Mon côté cartésien prenait toute la place, et j’oubliais de laisser de l’espace à mon intuition.

Tranquillement, j’ai commencé à ajouter des petites habitudes, des rituels. Augmenter la température de la pièce, allumer toutes les lumières d’appoint, mettre une musique qui m’appelle, déposer une goutte d’huile essentielle sur une bille d’argile, respirer directement à même la bouteille pour un apaisement immédiat. Tout ça pour ralentir le rythme.

L’autre chose que je fais quand il n’y a pas d’inspiration spontanée, c’est prendre le temps de m’asseoir devant la toile et attendre que ça monte. Et c’est rarement bien long. Inévitablement, un endroit de la toile attire mon œil, et dans ma tête, je me dis : « je pourrais ajouter telle couleur ici, tel coup de pinceau là ». Et voilà, je suis déjà en mouvement. Je vais chercher la couleur, le bon pinceau, et l’état de flow prend toute la place.

Même si j’entre encore souvent dans mon atelier avec le « il faut » en tête, le rituel est là pour me rappeler pourquoi je peins, et dans quelles conditions j’aime le faire.

J’ai réalisé que je ne devais pas forcer la créativité. Quand c’est forcé, le plaisir n’est pas au rendez-vous, je réfléchis trop et je perds l’essentiel.

Et vous, qu’est-ce qui vous aide à passer du « il faut » à l’état de flow?

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